L'école de la double compétence technologique et managériale

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Enseigner la gestion de projet en mode agile

2Olivier_Rozenkranc.jpgInterview d'Olivier Rozenkranc, expert IT, serial entrepreneur et intervenant en gestion de projet à Ionis-STM.
 
Olivier Rozenkranc est à la fois expert IT et serial entrepreneur co-fondateur de trois startups (HPC Project, ROK Solution, ReputationVIP) tout en participant à la direction générale de quelques autres PME. Il est également intervenant en gestion de projet en mode agile à Ionis-STM.

En quoi consiste la gestion de projet en mode agile ?
 
Ce mode de gestion de projet est aujourd'hui une réelle alternative au management de projet standard basé sur le cycle en V. Un chef de projet qui maitrise les deux manières de gérer un projet informatique possède un réel plus par rapport à ceux qui ne connaissent pas les méthodes agiles. Je travaille essentiellement dans le monde des TPE et PME dans le domaine de l'édition de logiciels. Aborder le développement logiciel en mode agile permet le respect de délais et l'innovation tout en respectant les ressources humaines. Il faut comprendre cette méthodologie comme étant un moyen de créer un logiciel de manière incrémentale (par petits bouts) en gardant constamment en vue ce que veut le client.
 
La méthode agile est nécessaire dans le monde du développement logiciel, car les technologies Internet arrivent ou disparaissent vite, les idées suivent également un rythme endiablé, et il n'est pas possible d'avoir des certitudes, ou des visions techniques immuables qui dureraient ne serait-ce que le temps nécessaire au développement d'une solution. Je veux dire que si le temps estimé pour un développement est de douze mois, pendant cette période, vous devez prendre en compte des nouvelles idées, de nouvelles technologies... Et pour cela, il faut une méthode pour que les spécifications, les estimations, le développement et les tests suivent ces évolutions... Sinon, c'est la catastrophe avec un manque de contrôles de la qualité, des délais... C'est ce que nous avons vécu ces dix dernières années dans l'industrie du logiciel.

Avez-vous quelques exemples du caractère déterminant de la méthode agile?
 
La société ROK Solution, qui offre une solution logicielle de gestion des processus métiers (BPM) vient de gagner en avril 2012 le 1er prix de l'innovation Microsoft/France Finance. Ce prix valide la vision technique que j'ai eue il y a 18 mois. Le fondateur de la société avait son idée innovante. J'ai amené la réalisation technique et les choix novateurs (basés sur la plateforme .Net de Microsoft). J'ai orchestré tout cela dans un cadencement agile. En effet, lorsque l'on innove, il faut à la fois apporter des solutions nouvelles et vérifier dans le même temps si les utilisateurs en sont satisfaits. Il faut avancer réellement en faisant un pas de chaque côté, et ne pas hésiter à faire marche arrière si l'effet escompté n'est pas au rendez-vous. Mener tout cela de front permet d'avoir un produit innovant qui frappe les esprits, dans un délai court de développement.
 
Le raisonnement est le même pour la société HPC Project, qui est leader dans le domaine du traitement parallèle et de la simulation. Elle est dans le TOP 100 des sociétés numériques à suivre en 2012, selon le classement d'Usine Nouvelle d'avril 2012. La démarche pour cette société a été de suivre une méthode agile qui permette de livrer des produits très technologiques et innovants dans le respect de ce que demande le client et dans les délais qu'il impose.
 
Comment faites-vous profiter les étudiants de votre expérience de créateur d'entreprise ?
 
Mon cours est essentiellement basé sur un retour d'expérience. En effet, on peut trouver toutes les définitions sur Internet ou dans les livres. Ce qui est important lorsque l'on fait de la gestion de projet, c'est l'expérience. Pour les étudiants, bénéficier par voie de transmission de l'expérience de nombreuses années amène une réduction du temps d'apprentissage et donne les vraies clés du succès. Inutile de passer par tous les trous et voies de garage. Aujourd'hui, nous n'avons plus le temps de nous égarer. Aller à l'essentiel par des témoignages directs intéresse les étudiants, car ils se projettent directement au cœur de l'action. Ce point est très important, car il rend l'enseignement très concret à mon sens. Il prépare les étudiants à affronter rapidement le monde du travail.
 
Quelles sont les particularités pédagogiques de Ionis-STM ?
 
L'ouverture d'esprit est une qualité essentielle du management dont lonis-STM fait la promotion à travers son système d'enseignement. J'enseigne les méthodes agiles aux étudiants de plusieurs spécialités, pas seulement à ceux orientés développement. J'ai des étudiants axés  direction de projets, sécurité... En effet, l'approche agile n'est pas limitée aux projets de développement. On peut l'adapter à n'importe quel type de projet du moment qu'il y a un client et une livraison. La grande confiance déléguée aux enseignants est révélatrice. Ionis-STM est une des seules écoles à avoir inscrit à leur cursus un vrai module de gestion projet agile. Cela montre une vraie volonté d'être ouvert sur les problématiques terrain des entreprises. Ionis-STM évolue avec le monde, son enseignement n'est pas statique. C'est à mon sens, un réel et vrai plus pour les étudiants !
 
www.rozenkranc.com
 

Enseigner les systèmes d'information

photo.jpegInterview de Richard Peynot , intervenant à Ionis-STM sur le marché des technologies de l'information et les systèmes d'information.
 
Consultant  fondateur du cabinet de conseil en nouvelles technologies Acseitis, Richard Peynot intervient à Ionis-STM sur le marché des technologies de l'information et les systèmes d'information.

En quoi consiste votre activité d'intervenant à Ionis-STM ?
 
J'enseigne personnellement dans le cadre de deux cours, dont le premier porte sur le marché des technologies de l'information.  Au cours de celui-ci, je présente les marchés mondial, européen et français, les chiffres d'affaires par segment de marché, et ce que l'on appelle l'écosystème IT dans lequel s'intègrent matériels, logiciels et services.
 
Le second est intitulé « Coût et valeur ajoutée des systèmes d'informations ». Nous savons tous que les systèmes d'information occupent un rôle de plus en plus stratégique dans les entreprises. L'objectif de mon cours est de montrer aux étudiants que les investissements dans le domaine des technologies de l'information ne représentent pas seulement un coût, mais également un bénéfice. Celui-ci peut être une réduction des coûts de fonctionnement interne de la direction des systèmes d'information (investissements d'ordre technique). Il peut être aussi une plus-value visible dans les métiers de l'entreprise (investissement dans les applications et outils informatiques à destination des métiers).
 
Avez-vous un exemple de la valeur ajoutée apportée par le système d'information ?
 
Exemple classique : pour prendre en charge la gestion de la relation client (CRM), les entreprises utilisent souvent cinq ou six logiciels (demande client, marketing, campagnes, suivi ventes). L'investissement dans une suite logicielle unique remplaçant ces différents programmes de CRM implique certes des coûts importants (paramétrage et déploiement, formation du personnel, etc.) ; cependant, il peut également apporter des avantages certains (gains de temps, augmentation des ventes...) et ainsi être rentabilisé en l'espace de deux à trois ans.

En quoi est-il important pour les diplômés de posséder une double compétence pour appréhender des projets en relation avec les systèmes d'information ?
 
La difficulté que les métiers et l'informatique ont à se comprendre est persistante. Les entreprises ont bien essayé, sans doute insuffisamment, de permettre des échanges entre directions : des informaticiens passent dans les métiers pour mieux les connaître, et des opérationnels prennent des postes à la DSI. Il y a évidemment de la place en entreprise pour les diplômés double formation métier-informatique. Ils ont à la fois les bases et la culture pour faciliter et développer ce dialogue. Une grande proportion des diplômés de Ionis-STM semble d'ailleurs orienter sa carrière plutôt vers ces métiers, ou la maitrise d'ouvrage dit-on aussi. Ils ont l'avantage d'avoir appris ce qu'il est possible de faire avec les systèmes d'information, quels en sont les apports et les limites, et quels sont les contraintes et enjeux des projets incluant une large part d'informatique.
 
Qu'avez-vous remarqué à l'occasion de votre interaction avec les étudiants ?
 
Mon expérience d'enseignement à Ionis-STM m'a permis d'observer que les étudiants sont convaincus par des exemples. Les intervenants ont tous une longue expérience qui leur permet de citer des exemples concrets tirés de projets ou opérations vécus. Je vois aussi qu'ils aiment qu'on les aide à décrypter les événements marquants de l'environnement économique : rachats, fusions d'entreprises, etc.
 
J'ai aussi remarqué que le public, probablement du fait du message transmis par les médias, retient surtout les expériences négatives des entreprises : il y a, par exemple, l'idée reçue que les progiciels de gestion intégrée (ERP) et le CRM finissent toujours mal. Je m'efforce de transmettre aux étudiants une vision plus contrastée à l'aide d'exemples d'entreprises qui ont parfaitement réussi dans la mise en œuvre de ce type de programmes.
 
Que pouvez-vous dire au sujet de la pédagogie de Ionis-STM ?
 
Ionis-STM délivre un type de formation original, avec un recours systématique à des intervenants du monde professionnel. J'interviens à l'école depuis 2002. Tous les cours que je suis amené à coordonner sont, à mon sens, importants et bien organisés. Les intervenants ont le souci qu'il n'y ait pas de redondance ou de répétition à travers les différents enseignements. En revanche, ils aiment bien pouvoir s'appuyer sur le contenu de leurs collègues. Tous sont amenés à tenir leurs cours à jour, en adéquation avec l'évolution des marchés.
 

« Sensibiliser chacun en fonction de ses centres d'intérêt »

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Entretien avec Christine Ferry, intervenante à Ionis-STM, spécialiste internationale du marketing et de la relation client.
 
Christine Ferry, spécialiste internationale du marketing Business to Consummer (de l'entreprise au particulier), a bénéficié d'une expérience acquise au sein d'entreprises leaders des biens de consommation et de la grande distribution. Elle s'occupe de la mise en place de solutions en management relations client (CRM) dans ces secteurs en tant que consultant commercial chez IBM et intervient à Ionis-STM en gestion de la relation clients.
 
Pourquoi enseignez-vous ?

Depuis mon début dans la vie active, j'ai toujours eu une activité d'enseignante, même réduite à une douzaine ou une quinzaine d'heures par an. Ceci en raison de mon goût pour transmettre, échanger, partager mes expériences. Le challenge est de savoir synthétiser sa pensée, son expérience et de trouver ce qui en celle-ci va présenter un intérêt pour les élèves. Je fais en sorte de sensibiliser chacun en fonction de ses centres d'intérêt. Ainsi, les étudiants peuvent choisir d'étudier un cas pour lequel ils se sentent davantage concernés.
 
Comment susciter l'enthousiasme chez les étudiants?

Je suis satisfaite, chaque fois qu'un étudiant venant d'un horizon technique, ingénieur ou biotechnologies... me dit avoir envie de poursuivre dans le marketing et d'être davantage tourné vers les clients. Mes cours sont toujours basés sur des situations concrètes et sur du vécu. Il faut faire entrer la gestion de la relation client dans le quotidien des étudiants. Les étudiants acquièrent ainsi une capacité à s'étonner face à l'information, à formuler des hypothèses cohérentes, à regarder les actions et à leur donner un sens, tout ceci en relation avec la partie théorique du cours.
 
Quel est le secret d'une pédagogie réussie ?

Pour ma part, je cherche à chaque cours comment ce que je présente - et tente de transmettre - peut trouver un écho dans le vécu des étudiants et dans leur vie professionnelle. Pour que les étudiants puissent le déceler, l'approfondir, il faut éveiller leur curiosité.

Je choisis pour les étudiants des cas concrets dans une liste d'entreprises qui ont développé des stratégies de relation client comme Leroy Merlin, Amazon, Carrefour, la Société Générale etc. Les étudiants doivent analyser ce qu'ils voient et tenter de comprendre : quelle est la stratégie qui se cache derrière ces actions et pourquoi les sociétés étudiées les développent-elles de cette manière ?

Transmettre les réalités de la vie professionnelle

Bernard 2010.pngInterview de Bernard Imianitoff, directeur associé de l'agence publicitaire spécialisée santé Principe Actif et enseignant de la filière « biotechnologie et mangement ».

Bernard Imianitoff, publicitaire spécialisé dans la santé (médicaments, parapharmacie, nutrition, dermo-cosmétique) est directeur associé de l'agence Principe Actif (pôle santé du groupe Les Argonautes). Fort d'une expérience de plus de vingt ans dans la communication grand public (Havas, Lintas et Publicis), institutionnelle et pharmaceutique, il enseigne au sein du master « biotechnologie et management » à Ionis-STM. Interview.

Qu'est-ce qui vous a poussé dans la voie de l'enseignement ?
 
Depuis plus de vingt ans, l'enseignement me permet de transmettre les réalités de la vie professionnelle (en associant théorie et pratique) à des étudiants motivés, certes, mais vivant le plus souvent encore dans un schéma "idéalisé". En retour, ces mêmes étudiants me conduisent, année après année, à une relecture critique (et donc positive) de mes connaissances adaptées à leurs attentes.

Votre plus grande réussite pédagogique?
 
Chaque fois que je retrouve un de mes anciens étudiants à un poste de responsabilité pour lequel, modestement, j'ai joué une petite part.

Quels sont vos rêves en matière de pédagogie ?
 
Dans mon domaine spécialisé : suivre et participer à l'évolution de la communication santé (actuellement en totale remise en cause) dans les années à venir, notamment la part qu'y prendra le digital.

Dans votre enseignement au quotidien quelle est la part qui vous passionne, celle qui vous rend heureux d'être là ?
 
La rencontre avec un (ou plusieurs) élèves brillants et/ou atypiques dont on pressent le potentiel... s'il est bien guidé.

Vous et Ionis-STM ?
 
J'ai trouvé dans le programme "double compétence" de Ionis-STM la réponse idéale à ce que je souhaitais enseigner avec des étudiants possédant une première expérience scientifique particulièrement motivés à évoluer vers le milieu des entreprises de la santé. 
 

« Développer le sens critique et la capacité à bien réfléchir »

3Sigaud.jpgInterview de Jean-Bernard Sigaud, intervenant sur le secteur énergétique à Ionis-STM.

Diplômé de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole du pétrole et des moteurs, Jean-Bernard Sigaud rejoint le groupe Total au sein duquel il effectue toute sa carrière : d'abord sur le terrain, puis à des postes de direction. Ce parcours le conduit à élargir peu à peu son domaine de compétences à l'ensemble du secteur énergétique, ainsi qu'à certains domaines ou problématiques connexes telles que la chimie, le transport et l'environnement. Il est aujourd'hui intervenant sur le secteur énergétique à Ionis-STM.

Qu'est-ce qui vous a poussé et vous retient dans la voie de l'enseignement ?

Je pense que ce que j'essaie de transmettre aux étudiants relève davantage de l'éducation que de l'enseignement au sens scolaire du terme. La plupart des savoirs nécessaires peuvent être apportés par le système d'enseignement existant. C'est plutôt le savoir-faire qui fait le plus souvent défaut chez les jeunes professionnels. Cela concerne naturellement les savoir-faire techniques (qui s'acquièrent progressivement sur le terrain) ainsi que le "savoir-être", qui fait désormais l'objet de formations ad-hoc dans la plupart des entreprises. Mais on se soucie trop peu à mon sens de développer le sens critique et la capacité à bien réfléchir, qui sont pourtant des qualités essentielles pour tous les futurs décideurs. C'est du constat de cette lacune que provient ma motivation pour l'enseignement.

Votre plus grande réussite pédagogique ?

Ma plus grande satisfaction en matière pédagogique tient à une expérience anecdotique, mais symptomatique. Il s'agit de la réaction d'un étudiant qui, après une étude "bâclée" et quelques explications de ma part sur ce que j'en attendais, s'est pris au jeu jusqu'à refaire entièrement l'étude en allant cette fois-ci au fond des choses, et même au-delà de ce que j'aurais espéré. Cela s'est fait à distance, avec de nombreux messages échangés entre lui et moi et, au bout du compte un excellent résultat en même temps qu'un vrai plaisir et un grand bénéfice pour lui. De son aveu même, il n'avait trouvé aucun intérêt la première fois car il n'avait vu dans cette étude qu'un exercice calculatoire, alors qu'il y a trouvé un grand intérêt dès lors qu'il a compris qu'il s'agissait en réalité d'un exercice de réflexion.

Vos rêves les plus fous en matière de pédagogie ?

Mon rêve le plus fou serait d'arriver à faire comprendre que le fabuleux développement des moyens de calcul en l'espace d'une génération ne dispense pas de réfléchir, au contraire ! En effet, le calcul ne remplace pas la réflexion et l'excès de calcul tend plutôt à l'obscurcir, voire à l'occulter. Il convient donc d'éviter la "calculite" et de développer au maximum la capacité de réflexion.

Qu'est-ce qui vous passionne dans l'enseignement ?

Ce qui me passionne, c'est d'éveiller la curiosité des étudiants et ce qui me rend le plus heureux c'est de lire dans leurs yeux le questionnement, l'étonnement ou la fierté d'avoir su trouver la bonne réponse à une question qui demande réflexion (notamment à propos de ce qui présente un caractère contre-intuitif). Un autre motif de satisfaction provient des questions pertinentes qu'ils m'adressent. En effet, il n'y a pas de bonne réponse à une mauvaise question et un bon ingénieur se reconnait d'abord à la qualité des questions qu'il se pose.

Innover avec succès

4innover.jpgInterview de Jean-François Lacoste Bourgeacq, ingénieur en agro-alimentaire, docteur-ingénieur en microbiologie et intervenant à Ionis-STM.
 
Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis ingénieur en agro-alimentaire et docteur-ingénieur en microbiologie. J'ai eu un parcours très transverse depuis la recherche appliquée jusqu'à la direction de centres de profit. L'innovation a été le point de convergence de toutes ces expériences. C'est mon expatriation de presque quatre ans aux Etats-Unis qui m'a donné la conviction que la force d'un individu ou d'une équipe tient à la capacité de "positiver" en toute circonstance.

J'ai créé fin 2009 mon entreprise, Qiventiv Systems, dont l'activité est de créer et de stimuler des écosystèmes d'innovation. J'ai déposé quelques brevets, écrit des articles et des ouvrages sur l'innovation. Le dernier, Innover avec succès, publié par AFNOR éditions, a reçu le prix du livre performance et qualité 2009.
 
Qu'est-ce qui vous a poussé et vous retient dans la voie de l'enseignement ?

Le désir de partager avec de jeunes étudiants le goût de l'innovation et de l'entreprenariat. L'écosystème Ionis-STM a ceci de particulier qu'il réunit souvent des jeunes étudiants issus de parcours académiques et personnels très divers, très riches, ce qui est à la fois stimulant et un challenge pour un enseignant.
 
Votre plus grande réussite pédagogique ?

D'avoir pu faire travailler des étudiants sur un projet d'études transverse conçu avec plusieurs confrères de Ionis-STM. Il portait sur la création d'une activité innovante. Il a permis aux étudiants de voir comment ils pouvaient utiliser différents enseignements qui leur étaient dispensés, sur une étude de cas proche de la réalité.
 
Vos rêves les plus fous en matière de pédagogie ?

Créer avec des confrères un corpus des compétences nécessaires pour innover dans les entreprises et les modes de certification adaptés, reconnu au niveau international. Je considère que l'on parle beaucoup d'innovation en France, de processus... Or la capacité à innover n'est pas une affaire de processus, mais d'hommes et de femmes. C'est sur cette base là que je souhaiterais pouvoir construire ce corpus.
 
Qu'est-ce qui vous passionne dans l'enseignement ?

C'est la motivation et l'implication des étudiants à travailler sur des projets innovants dont les thèmes sont assez souvent précurseurs. Par exemple, en 2008, sur des dispositifs de récupération des gaz à effet de serre provenant de la rumination ; en 2009, sur une étude de l'intérêt de la Stevia comme édulcorant naturel ; ou encore en 2010 sur la valorisation par voie biotechnologique du CO2 émis par des sites industriels....

 

"Mettre les étudiants dans les situations du monde de l'entreprise"

Tony_Fachaux.jpgEntretien avec Tony Fachaux, consultant en sécurité des systèmes d'information et intervenant sur les systèmes d'exploitation à Ionis-STM.
 
Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis consultant en sécurité des systèmes d'information au cabinet parisien LEXSI, spécialisé dans la sécurisation des données. En parallèle, je dispense un cours d'initiation aux systèmes d'exploitation basé sur Unix aux étudiants des filières "TIC et management" et "ingénierie informatique et management" de Ionis-STM. Je suis moi-même diplômé de cette dernière filière de l'école qui m'a permis d'entrer dans la vie active avec toutes les armes nécessaires.
 
Qu'est-ce qui vous a poussé et vous retient dans la voie de l'enseignement ?

J'ai vu dans le fait d'enseigner une opportunité intéressante qui me permet de garder contact avec la technique. Donner un cours me parait tout aussi formateur que de le recevoir. En effet, cela me pousse à être toujours au top sur le sujet.

Cela me procure aussi le sentiment d'être vraiment utile. Je trouve très intéressant le fait de partager ses connaissances et son expérience professionnelle avec des étudiants qui ne demandent qu'à apprendre car ils seront eux aussi confrontés au monde professionnel un jour. Par exemple, j'essaye au maximum de faire des parallèles entre le cours et le monde de l'entreprise. Cela permet de rendre le cours plus attractif mais aussi plus concret.

Mon objectif, lorsque j'enseigne, est d'apporter toutes les armes possibles aux étudiants afin qu'ils soient préparés au mieux au monde de l'entreprise. C'est en quelque sorte une façon de passer la main.
 
Votre plus grande réussite pédagogique ?

Je donne un cours sur les systèmes d'exploitation et notamment sur les systèmes Unix. Ce système parait aujourd'hui très austère face aux dernières versions de Windows ou encore de Mac OS que tous les étudiants utilisent.

Ma plus grande réussite pédagogique a été de leur faire aimer ce système qui de prime abord ne les attirait pas vraiment. A la fin de mon cours, j'ai été surpris de voir certains étudiants se passionner pour ce système qui leur sera très utile dans l'univers de l'informatique professionnelle.
 
Vos rêves les plus fous en matière de pédagogie ?

D'une manière générale, je trouve que les écoles sont aujourd'hui trop accès sur la théorie et assez éloignées de ce qui se passe réellement en entreprise. Ionis-STM est une école qui sort du lot grâce à sa pédagogie par projet et je pense qu'il faut continuer dans ce sens. Il faut mettre les étudiants dans des situations du monde de l'entreprise. Les stages ne sont à mon sens pas suffisants, l'école doit aussi préparer au monde du travail.

Mon rêve le plus fou serait donc d'amener les étudiants à travailler, pendant leur cursus sur des vrais projets d'entreprise. Cela permettrait aux étudiants d'être directement confrontés à des problématiques d'entreprise réelles. De plus, cela les motiverait d'avantage qu'une succession d'exercices théoriques sans intérêt. Enfin, cela pourrait constituer aussi une porte d'entrée pour un stage ou un futur emploi dans une entreprise.

"Susciter des vocations d'entrepreneurs"

 

 

2business_plan.jpgInterview de Philippe Bonnamy, intervenant en stratégie business en master 2 et en post-master à Ionis-STM.

Philippe Bonnamy, polytechnicien, consultant indépendant, a exercé des postes de direction dans l'industrie et la banque jusqu'en 1987, date à partir de laquelle il a participé, en tant que dirigeant fondateur, à la création d'une entreprise d'externalisation informatique (300 M€ de chiffre d'affaires en 1994) qui a été revendue à IBM à la fin 1999.

A Ionis-STM, il assure le cours de construction et mise en œuvre d'un business plan. Son objectif est de faire prendre conscience aux étudiants - via des études de cas très concrètes - de la manière dont une entreprise fonctionne dans sa globalité.

Pouvez-vous présenter rapidement ?

J'ai eu la chance d'exercer trois métiers dans ma carrière professionnelle - ingénieur, banquier puis entrepreneur - et même quatre, puisque l'opportunité s'est présentée, quand j'ai cédé mon entreprise il y a une dizaine d'années, de faire partager avec des plus jeunes mon expérience entrepreneuriale et de parcourir avec eux la carte des écueils à éviter pour réussir cette aventure.

Qu'est-ce qui vous a poussé et vous retient dans la voie de l'enseignement ?

Essentiellement le souhait de susciter des vocations d'entrepreneurs et d'aider des jeunes, qui tenteraient leur chance, à réunir, dès le départ, les meilleures conditions du succès pour la création de leur entreprise : bien valider l'idée, bien interpréter une étude de marché, bien choisir leurs partenaires, etc. Bref, établir un bon business plan.

Votre plus grande réussite pédagogique ?

La douzaine d'anciens étudiants, de Ionis-STM ou d'ailleurs, qui m'ont appelé pour me dire qu'ils avaient créé leur entreprise et que mon enseignement les avait aidés et leur avait fait gagner du temps.

Vos rêves les plus fous ?

Que le nombre de jeunes qui créent des entreprises en France passent de quelques dizaines de milliers de leur génération à quelques centaines de milliers*. La plupart en serait capable...s'ils ne baignaient pas dans un milieu favorisant prudence et frilosité. Il faut savoir prendre des risques et comment les prendre.

Dans votre enseignement, qu'est-ce qui vous passionne ?

C'est de pouvoir mettre à la portée de chacun (du moins, je crois), des concepts souvent noyés dans un jargon technique qui en rend la pénétration difficile.

*Selon l'Agence pour la création d'entreprise (APCE), 70 000 créateurs d'entreprises avaient moins de 30 ans en 2008 pour 7 millions d'individus entre 20 et 30 ans environs selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) - soit une proportion inférieure à 0,01%.

Appréhender la réalité du monde professionnel

entretien_embauche.jpgInterview de Françoise Joly, consultante en ressources humaines et responsable d'un module dédié à la simulation d'entretiens à Ionis-STM.

Françoise Joly, consultante en ressources humaines, dirige un module d'enseignement dédié à la simulation d'entretiens professionnels. Préparation du CV, de la lettre de motivation, coaching... le module, qui s'adresse de toutes les années du cursus de Ionis-STM est entièrement orienté vers l'obtention du stage en entreprise qui fera avancer l'étudiant.

Qui êtes-vous?

Titulaire d'un Master en bio-toxicologie appliquée aux nuisances industrielles, j'ai fait le choix de me spécialiser dans la vente de produits destinés à la biologie médicale. Après une expérience réussie de dix ans dans la vente, j'ai rejoint le cabinet de recrutement Delta France, spécialisé dans le diagnostic médical et le secteur des biotechnologies.

Qu'est-ce qui vous a poussée dans l'enseignement et la formation ?

Le contact avec les étudiants est primordial pour un cabinet comme le nôtre. En effet, ce sont eux qui deviennent les futurs acteurs du secteur. Les former nous permet en retour de nous adapter aux évolutions des profils des promotions successives. Pour eux, c'est une formidable opportunité d'appréhender la réalité du monde professionnel et de comprendre comment faire coller le mieux possible leur profil à leurs ambitions et aux attentes des entreprises.

Votre plus grande réussite pédagogique ?

Notre but est d'amener les étudiants à utiliser les outils cruciaux que sont leur CV et leur lettre de motivation, à les préparer aux questions pièges, à les rassurer, à les motiver pour qu'ils réussissent leur entretien d'embauche. La réussite pédagogique du module est collective et peut être démontré par la qualité du réseau des étudiants et à l'excellent niveau de leur insertion professionnelle.

Qu'est-ce qui vous passionne le plus dans votre enseignement ?

Durant la semaine du module, nous donnons aux étudiants des conseils dès le premier jour et apprécions en fin de semaine les résultats attendus. Nous regardons souvent la progression des outils notamment du CV qui se perfectionne au long du cursus des étudiants. Cela fait toujours plaisir de voir les élèves se « mettre en situation de réussite », d'amélioration permanente et de se projeter dans leur futur métier.

Remise des titres à l'Unesco

La cérémonie, qui concernait la neuvième promotion de Ionis-STM, a eu lieu le samedi 18 juin 2011.

La directrice pédagogique, Cécile Frankart, a remis les diplômes aux étudiants de la promotion 2010 au nom de Valérie Pham-Trong, la directrice de l'école. La cérémonie, qui a eu lieu en présence de Marc Sellam et de Fabrice Bardèche, respectivement président et vice-président du Groupe IONIS, était suivie d'un cocktail servi dans les salons de la maison de l'Unesco.

Double compétence et projets d'entreprise

Cécile Frankart a rappelé le cœur du projet pédagogique de l'école, à savoir la double compétence. Elle a insisté sur la dimension « projet » de l'enseignement de Ionis-STM. Cet enseignement a permis aux étudiants l'école, issus d'horizons et de formations différentes, de se rassembler autour de projets construits en commun et d'apprendre à parler le même langage, à l'image de ce qui se produit en entreprise.

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Le résultat en est non seulement une promotion très soudée, comme l'ont souligné les majors François Koury Atieh et Julien Boulet, qui ont célébré l'amitié entre étudiants au sein d'un discours à deux voix, mais également une promotion d'étudiants préparés plus que les autres à la diversité du monde de l'entreprise et au travail en équipe. « Les biologistes ont travaillé avec des informaticiens, les financiers avec des marketeurs. », a expliqué Cécile Frankart.

titresmajorsstm3.jpgCultiver son réseau

Dans la continuité de cet esprit de rassemblement, Cécile Frankart a invité les étudiants à poursuivre leurs efforts dans la voie de la constitution de leur réseau. « Votre premier cercle de réseau s'est construit autour de nos intervenants : des chefs de projet, de produits, ingénieurs, avocats, financiers, ou des chefs d'entreprise. Ils ont su remettre en question leurs disciplines pour les ouvrir à un public souvent non initié. Ils ne vous ont jamais refusé un conseil. Bien au contraire, ils vous ont offert de nombreuses opportunités. », a-t-elle déclaré.

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Vous pouvez dès aujourd'hui commander des tirages photos de la journée ou bien les consulter en ligne.

Le deuxième cercle du réseau, c'est le réseau qui relie diplômés d'une même promotion et diplômés des promotions précédentes. « Vous allez rejoindre le cercle des 700 anciens de Ionis-STM désormais actifs dans le monde du travail. Il est important que vous vous reconnaissiez dans cette communauté. », a affirmé Cécile Frankart, qui a souligné l'utilité d'outils tels que les réseaux sociaux pour maintenir ou établir le contact. Le troisième cercle du réseau est le Groupe IONIS dans son ensemble, fort de ses 15 écoles, 16 000 étudiants et 60 000 anciens.

Et puis viennent s'ajouter tous les autres cercles. « Vous avez effectué vos stages dans des laboratoires pharmaceutiques, des SSII, de grands cabinets de conseil, des sociétés de biotechnologies, des banques, des assurances. Vous avez désormais des collègues de travail et non plus seulement des camarades de classe. Vae soli, malheur à l'homme seul !" a conclu la directrice pédagogique.

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Composition de la promotion et perspectives

Pour rappel, la promotion 2010 est composée de 92 diplômés dont 53 en filière « Management des systèmes d'information », 24 en filière « Ingénierie informatique » et 25 en « Management des biotechnologies ».

titresstmgroupe2.jpg

Après l'ouverture de la filière « Management des biotechnologies » en 2004 et la création du Post-master en 2006, l'école a décidé en 2010 l'ouverture de la filière « Management des énergies » et celle de l'année de pré-M1, année supplémentaire à destination des étudiants ayant besoin d'une mise à niveau technique. Ceci afin d'élargir encore l'éventail des profils et les possibilités d'accès au master. Dans la continuité de la double compétence technico-managériale, l'école souhaite créer bientôt d'autres filières qui viendront s'ajouter aux précédentes. Et ainsi mieux répondre aux attentes des entreprises.

Vous pouvez dès aujourd'hui commander des tirages photos de la journée ou bien les consulter en ligne.

Jean-François ETIENNE, Doctorant en formation d'audience de la presse écrite

Intervenant à Ionis-STM, Jean François ETIENNE présente sa thèse sur la formation d’audience de la presse écrite.


Pouvez-vous présenter la thèse que vous avez réalisée ?

Ma thèse est intitulée « Presse et formation d’audience ». Etant professionnel, je l’ai réalisée en quatre ans, à Dauphine.
L’idée de la thèse part d’une critique de la mesure d’audience de la presse actuelle. En effet, tandis que les autres médias vont utiliser la technologie pour étudier le comportement des consommateurs, la presse écrite y a très peu recours. C’est d’autant plus sujet à caution à l’heure où la presse écrite connaît de grandes difficultés et perçoit un niveau de revenu important grâce à la publicité.
Il s’agissait donc de réfléchir dans un premier temps à un nouveau cadre conceptuel pour envisager la mesure d’audience. Ensuite, ma problématique était : comment intégrer la technologie dans les mesures d’audience de la presse écrite ?


Quelles réponses avez-vous données à travers votre travail de recherche ?

Une réponse qui a donné lieu à un brevet déposé par France Telecom et qui fait référence à Je me suis basé sur des processus de mesure audimétrique : mesure quasiment instantanée des comportements d’audience des consommateurs.
L’idée est de coupler un procédé phonique et un panel, comme ce qui se fait en télévision aujourd’hui. Lors du premier test que nous avons réalisé sur une cinquantaine d’utilisateurs,  nous avons combiné l’utilisation d’un téléphone mobile et l’apposition d’un code barre 2D sur une publication. Les exemplaires de cette publication étaient ensuite confiés à des panelistes. A chaque fois qu’un lecteur consulte un magazine, le code barre est photographié en début et en fin de prise en main, de sorte à établir la durée de la consommation. D’autre part, un questionnaire est soumis au lecteur au sujet de sa consommation, à la fois éditoriale et publicitaire. Les répondants reçoivent notamment un fichier qui répertorie l’ensemble des pages publicitaires de la publication en question et doivent dire s’ils ont vu et/ou lu la publicité au cours de leur consommation.
 

Le processus de mesure que vous avez établi est-il déjà utilisé par des organismes de presse ?

Non, pas pour l’instant. Je dirais que les éditeurs de la presse écrite ont peur de voir les chiffres d’audience calculés en baisse. La raison en est simple : l’audience est une monnaie d’échange sur le marché, et une baisse des chiffres d’audience rime avec une diminution des revenus publicitaires. A une époque où les publicitaires sont très attaqués par d’autres médias et où la concurrence intermédiaire est très rude, tout cela serait vu d’un œil assez négatif. Cela étant, mon intuition est que plutôt que de montrer une déflation d’audience, cet outil montrerait que l’audience est plutôt sous-estimée dans la presse.
Ces freins ne sont cependant pas insurmontables, et on peut imaginer que cette méthode soit introduite peu à peu sur le marché d’ici quelques années.


 

Richard Peynot, cabinet de conseil ACSEITIS

photo.jpegConsultant, fondateur du cabinet ACSEITIS

Externalisation informatique, offshore, transformation de la DSI, gestion des compétences informatiques

 

Que pouvez-vous dire au sujet de la politique d’enseignement de Ionis-STM ?

Ionis-STM délivre un type de formation original, avec un recours systématique à des intervenants du monde professionnel. J’interviens dans l’école depuis 2002. Tous les cours que je suis amené à coordonner sont, à mon sens, importants, et bien organisés. Les intervenants ont le souci qu’il n’y ait pas de redondance ou de répétition à travers les différents enseignements. En revanche ils aiment bien pouvoir s’appuyer sur le contenu de leurs collègues. Tous sont amenés à tenir leurs cours à jour, en adéquation avec l’évolution des marchés.
 

Pourriez-vous nous présenter votre activité d’intervenant au sein de Ionis-STM ?

J’enseigne personnellement dans le cadre de deux cours :

  • Le premier porte sur le marché des technologies de l’information. Je présente les marchés mondial, européen et français, les chiffres d’affaires par segment de marché, et ce que l’on appelle l’écosystème IT dans lequel s’intègrent matériels, logiciels et services.
  • Le second est intitulé « Coût et valeur ajoutée des systèmes d’informations ». Nous savons tous que les SI occupent un rôle de plus en plus stratégique dans les entreprises ; l’objectif de mon cours est de montrer aux étudiants que les investissements dans le domaine des technologies de l’information ne représentent pas seulement un coût, mais également un bénéfice. Celui-ci peut être une réduction des coûts de fonctionnement interne de la DSI (investissements d’ordre technique). Il peut être aussi une plus-value visible dans les métiers de l’entreprise (investissement dans les applications et outils informatiques à destination des métiers) : la démonstration de cette valeur ajoutée reste bien plus difficile. Exemple classique : pour prendre en charge la gestion de la relation client (CRM), les entreprises utilisent souvent 5 ou 6 logiciels (demande client, marketing, campagnes, suivi ventes). L’investissement dans une suite logicielle unique remplaçant ces différents programmes de CRM implique certes des coûts importants (paramétrage et déploiement, formation du personnel, etc.) ; cependant, il peut également apporter des avantages certains (gains de temps, augmentation des ventes, …) et ainsi être rentabilisé dans l’espace de 2-3 ans.

Je supervise également deux modules en tant que coordinateur :

  • Composants fonctionnels des systèmes d’information. ERP, systèmes financiers, CRM, systèmes décisionnels, etc.
  • Fondements des systèmes d’information :. maitrise d’oeuvre et maitrise d’ouvrage, gouvernance systèmes d’information, audit, le marché IT.

 

Qu’avez-vous remarqué de par votre interaction avec les étudiants ?

Mon expérience d’enseignement au sein de Ionis-STM m’a permis d’observer que les étudiants sont convaincus par des exemples. Les intervenants ont tous une longue expérience qui leur permet de citer des exemples concrets tirés de projets ou opérations vécus. Je vois aussi qu’ils aiment qu’on les aide à décrypter les événements marquants de l’environnement économique : rachats, fusions d’entreprises, etc.

J’ai aussi remarqué que le public, probablement du fait du message transmis par les médias, retient surtout les expériences négatives des entreprises : il y a, par exemple, l’idée reçue que les ERP et le CRM finissent toujours mal. Je m’efforce de transmettre aux étudiants une vision plus contrastée à l’aide d’exemples d’entreprises qui ont parfaitement réussi dans la mise en œuvre de ce type de programmes.
 

En quoi est-il important pour les nouveaux diplômés de posséder une double compétence pour appréhender des projets en relation avec les systèmes d’information ?

La difficulté que les métiers et l’informatique ont à se comprendre est persistante. Les entreprises ont bien essayé, sans doute insuffisamment, de permettre des échanges entre directions : des informaticiens passent dans les métiers pour mieux les connaître, et des opérationnels prennent des postes à la DSI. Il y a évidemment de la place en entreprise pour les diplômés double formation métier-informatique. Ils ont à la fois les bases et la culture pour faciliter et développer ce dialogue. Une grande proportion des diplômés IONIS semble d’ailleurs orienter sa carrière plutôt vers ces métiers, ou la maitrise d’ouvrage dit-on aussi. Ils ont l’avantage d’avoir appris ce qu’il est possible de faire avec les systèmes d’information, quels en sont les apports et les limites, et quels sont les contraintes et enjeux des projets incluant une large part d’informatique.


 

 

Interview d'Albéric Gourio, intervenant à Ionis STM en audit de projet

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle ?

Je suis chargé de la coordination de l’informatique de filiale du groupe Bel (Apéricube etc.), qui a des filiales dans une trentaine de pays. Je m’occupe de tout ce qui est systèmes d’information, acquisition et rachat, constitution et lancement de filiales. J’ai donc une activité internationale d’audit et de pilotage, de constitution de systèmes d’information et enfin d’acquisition de filiales.

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour ?

J’ai alterné des postes en interne dans des grandes entreprises sur les systèmes d’information, et dans des sociétés de service. Comme interne d’entreprise, j’ai notamment été DSI (directeur du système d’information) de grands groupes, et notamment pendant 5 ans dans une société américaine, le groupe General Mills branche jeu et jouets (Monopoly, Mastermind …), où j’étais le patron de l’informatique pour l’Europe.

J’ai ensuite été pendant 5 ans le directeur général de la filiale informatique du groupe Union laitière normande (ULN), dans le secteur de l’agro-alimentaire. Je me suis notamment occupé à l’époque d’Elvir (beurre, lait, crème) de l’acquisition de Meule d’or (emmental) et de Mamie Nova. J’étais DSI du groupe. 23 usines, 10 000 salariés, et 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

J’ai été aussi pendant une dizaine d’années directeur de programme à Capgemini, où je m’occupais soit de pilotages de grands projets de refonte de systèmes d’information, soit d’audits de projets et d’audits d’acquisition. Notamment dans le milieu bancaire, quand une grande banque française (Crédit agricole etc.) voulait racheter une autre banque, souvent à l’étranger (Suisse, Monaco, Egypte).

Quelle est votre formation initiale ?

J’ai un diplôme d’ingénieur en informatique du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), j’ai aussi fait l’ICG (Institut de contrôle de gestion), et puis j’ai fait l’executive MBA de HEC. J’ai donc suivi une formation qui m’a permis de faire valoir auprès des entreprises aussi bien des compétences techniques que des compétences managériales. En effet, en tant que DSI, on est amené à se positionner comme associé à la stratégie d’entreprise et à la stratégie métier et donc à fournir un service qui n’a rien d’informatique, qui n’a rien de technique. C’est la différence entre une direction informatique et une direction des systèmes d’information, dans laquelle on définit une approche stratégique des outils informatiques.

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ?

Oui, avec plaisir. Il y a deux parties : d’abord une partie magistrale à propos de l’audit de la fonction Système d’information au sein d’une entreprise. Que faut-il regarder quand on s’intéresse au système d’information au sein d’une entreprise ? Il faut regarder les budgets, les hommes, l’adéquation entre la stratégie d’entreprise et l’existence ou non d’une stratégie pour les systèmes d’information, l’organisation de la fonction informatique, et notamment les projets.

Il y aussi une partie pratique avec deux études de cas où je fais en sorte qu’il y ait une interactivité avec les étudiants. Des groupes de travail sont formés sur la base 1 groupe audité – n groupes auditeurs. Les groupes auditeurs présentent leurs résultats, donnent leur point de vue sur le groupe audité, avec une phase préparation et une phase restitution.

Exemple : un audit d’acquisition où une banque française veut acquérir une banque égyptienne et diligente un audit pour évaluer la valeur de l’entreprise, qui se décline en un audit bancaire pour évaluer le réseau et le métier, et en un audit sur le système d’information. Quelles sont les questions à poser pour évaluer les systèmes d’information de l’entreprise, sa pérennité, sa valeur etc. ?

Comment caractériseriez-vous notre public ?

C’est un public curieux, ouvert, qui s’intéresse, et ce sont des profils variés, avec des étudiants provenant d’horizons différents, ce qui favorise les échanges, l’esprit d’équipe et l’esprit d’ouverture. L’audit est un métier qui les intéresse. Quand on fait de l’audit, il faut être autonome, il faut être éclectique car on touche à de nombreux aspects de l’entreprise : financier, management des hommes, technologie, interaction entre les différents domaines de l’entreprise, tout ce qui présente un risque pour les entreprises. On a donc un champ d’action très large. Ca n’est pas non plus limité en terme de secteurs d’activité, et on peut travailler aussi bien en France qu’à l’étranger.

A votre avis, un jeune a-t-il raison de se lancer dans des études qui allient compétence technologique et managériale ?

Oui. On est passé aujourd’hui dans les entreprises d’une approche technique des outils à une approche managériale. Dans une entreprise, il s’agit souvent de mettre à disposition de l’entreprise les outils de son management et donc de le comprendre, ou bien de soi-même devenir un manager.

Philippe Jacob, professeur en marketing à Ionis-STM

Philippe Jacob, consultant, 51 ans, est professeur à Ionis-STM, où il assure des cours d'initiation au marketing et en mercatique inter-entreprises.

Du théâtre à Ionis-STM

Le parcours de Philippe Jacob est très riche, et trouve son unité «dans un souci constant de perfectionnement». Après son bac, emporté par sa première passion, il commence par se lancer dans le théâtre. Il a eu comme professeur Roger Mollien, aujourd’hui pensionnaire de la Comédie Française et qui dans sa jeunesse avait été partenaire de Gérard Philipe au Théâtre National Populaire (TNP), a travaillé avec la compagnie Jacques Weber, tenu un rôle à la Comédie française, tourné dans des films de Jean Delannoy et écrit deux pièces. Mais, déçu par le milieu du spectacle, il décide à 25 ans de tourner cette page et d’entamer une carrière commerciale, ce qui l’amène à devenir directeur commercial au sein de la filiale télévision par câble de la Compagnie Générale des Eaux (CGE). Au bout de quelques années de métier, il souhaite prendre son indépendance, fonde Aditis, une société de conseil en management indépendant et décide de reprendre ses études. Il enchaîne ainsi un DESS, un DEA et une thèse en sciences de gestion. Sa spécialité concerne les marchés de service intelligent impliquant experts comptables, ingénieurs, formation continue. Depuis 7 ans, Philippe Jacob a décidé de se réconcilier avec le théâtre et enseigne. Tout en poursuivant ses activités de consultant, il est professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam) et professeur à Ionis-STM, où il a mis sur pieds un cours d’initiation au marketing.

Former à la double compétence

Pour Philippe Jacob, il est particulièrement intéressant de travailler avec des étudiants de Ionis-STM : en effet, convertir au marketing et à l’entreprise des étudiants qui le plus souvent ont reçu au préalable une formation technique et scientifique représente un challenge très motivant. Il s’agit de faire comprendre à ces « intellectuels de la technique » que le marketing est une certaine manière d’approcher l’entreprise, différente de ce qu’ils prennent souvent pour de la publicité mensongère. L’enseignant était bien placé pour comprendre que les rôles commerciaux changent l’identité commerciale de l’ingénieur. En effet, la thèse de Philippe Jacob portait sur le sujet « Rôles commerciaux et identité professionnelle dans les firmes multi-projets ». Philippe Jacob explique : « La manière dont les gens jouent des rôles commerciaux dépend de la manière dont ils vivent le projet, qu’ils gèrent et de la façon dont ils perçoivent l’organisation. Un scientifique, quand il sort de son école d’ingénieur, perçoit l’organisation de manière très rationnelle, à travers des organigrammes fonctionnels, des plans d’organisation. ». Il poursuit : « Mais une autre vision de l’organisation existe. Dans la gestion d’un projet, les frontières sont un peu floues : lorsque l’on travaille chez un client en tant que prestataire par exemple, et que l’on appartient à une société de conseil ou à une SSII, est-on à l’extérieur ou à l’intérieur de l’entreprise? De plus, l’organisation évolue permanence, et votre regard sur elle change aussi. Comment appréhender le changement ? » Et Philippe Jacob de conclure : « Mon rôle est de former ce public d’ingénieurs, d’êtres rationnels… au désordre. »

Préparer les étudiants à une aventure humaine

Philippe Jacob oriente sa méthode d'enseignement en fonction de ce diagnostic. A partir d’une trame théorique, il illustre ses enseignements d’exemples concrets en prise directe sur ce qu'il voit dans les entreprises et sur l’actualité. « J'ai l’habitude d’avertir les étudiants ainsi : ‘ce que je dis est parfaitement exact, même si cela vous semble étrange ou décalé’ », confie-t-il, montrant par là que l’entreprise est avant tout une aventure humaine au sein de laquelle le manager doit conserver son libre-arbitre pour trouver l’énergie de progresser. Il poursuit: « Le malaise des managers que l’on voit aujourd’hui comme un phénomène de société provient souvent d’un manque de distance vis-à-vis de leur cadre social, qui peut les conduire à la perte du sens de l’action, voire au burn-out. L’enseignement doit les préparer à la performance par la maîtrise de leur métier et la capacité à décider, donc à relativiser. »

Le marketing : une science innovante, de plus en plus proche des réalités humaines

Selon Philippe Jacob, le marketing est une science jeune que l’on pourrait évoquer comme « une démarche de curiosité qui conduit à la décision. La démarche marketing est de plus en plus proche de la réalité humaine. L’ethno-marketing se développe. Les réseaux sociaux et Internet nous ouvrent de nouvelles possibilités d’accès à l’information et aux marchés. Le marketing se diversifie. En même temps, les normes de qualité ISO 9001 demandent de mettre le client au cœur du système qualité de l’entreprise » Selon lui, « c’est le signe de la réconciliation entre Production et marketing dans une démarche commune d’innovation. »

Interview de Othmane Ouadghiri, intervenant sur « l'Informatique décisionnelle »

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle (le nom de votre entreprise, son secteur d’activité et votre fonction) ?

Aujourd’hui, je suis responsable du développement de ma structure qui s’appelle Efficiencis, cabinet de conseil en système d’information. Le responsable du développement est à la fois commercial et opérationnel : je dois m’occuper des actions commerciales, répondre aux appels d’offre, rencontrer les clients, faire des présentations etc., mais j’interviens également en clientèle à hauteur de 70%. En ce moment même, je suis sur deux projets : chez Orange pour la mise en place du pilotage de la qualité de service dans le cadre de la relation client-fournisseur, à savoir entre les MVNO (Mobile Virtual Network Operators), comme Virgin, Carrefour, NRJ etc, et l’opérateur qui est le fournisseur réseau GSM. Dans le cadre de cette mission, je manage une équipe et participe aussi à l’industrialisation de l’activité, c’est-à-dire la mise en place des processus métiers, la détection des leviers d’action pour améliorer l’activité, le suivi des KPI (Key Performance Indicators), des indicateurs pour améliorer la qualité de service fourni. Ma deuxième mission concerne Sofrecom, filiale du groupe France Telecom, pour laquelle je m’occupe du suivi de la performance des applications, en mettant en place les indicateurs qui permettront de superviser un certain nombre d’applications, détecter un certain nombre de dysfonctionnements, et proposer des axes d’amélioration et les suivre en terme de mise en place.

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour ?

Détenteur d’un troisième cycle en système d’information à l’IAE de Paris, un master en management d’entreprise à la Sorbonne et un master logistique des systèmes au CNAM et à l’Ecole Centrale de Paris, j’ai commencé à travailler en 1988 dans les systèmes d’information, pour plusieurs grands comptes : RATP, EDF, HSBC, Etrali International, Les bateaux parisiens, Orange, France Telecom, France Telecom Terminaux, SPIE, Groupama etc. Mes missions au début étaient celles de chef de projets, architecte SI décisionnel, de directeur de projets. En 2000, j’ai décidé de démissionner, alors que j’étais cadre supérieur à la Poste, pour créer ma propre entreprise, Efficiencis.

Comment percevez-vous l’évolution des projets de mise en place d’outils décisionnels ?

C’est un domaine qui est en expansion accélérée, parce que les petites entreprises comme les grandes entreprises ont très bien compris que la performance sans indicateurs est une mission impossible : or on veut justement aujourd’hui chercher à aller plus vite, produire de la qualité, tout en minimisant les coûts, ce qui n’est pas possible sans indicateurs. D’où la mise en place de systèmes d’information décisionnels à la fois stratégiques et opérationnels (pour assurer une cohérence entre les décisions stratégiques et leur application au niveau opérationnel. Par souci de réactivité, les managers ont à présent besoin d’indicateurs quotidiens, fiables, complets et quasi temps réel.

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ?

Mon enseignement a évolué. Au début, il était orienté stratégie avec beaucoup de théorie. Aujourd’hui, je suis passé à un mode à la fois théorique et pragmatique. Cela est important pour que les étudiants puissent assimiler la théorie tout en maîtrisant le côté opérationnel, qualités qui manquent souvent en entreprise chez les jeunes diplômés. Je fais en sorte que les étudiants de Ionis STM aient un pas d’avance sur le marché pour partir le mieux armés possible à sa conquête.

De quelle manière sensibilisez-vous les étudiants aux problèmes et enjeux que vous rencontrez vous-même dans le cadre de votre activité professionnelle ?

Ma démarche est d’être théorique sans être rébarbatif, et d’argumenter par des exemples concrets de projets vécus en entreprises, ce qui permet de rendre les choses palpables, je pousse aussi les étudiants à participer sous forme de feed-back et de questions-réponses afin qu’il y est une vraie interactivité au sein de mes cours et bonne assimilation.

Interview de René Palacin, intervenant en Management de Projet

Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à ce jour ?

Je suis ingénieur de l’Ecole Internationale des Sciences du Traitement de l'Information (EISTI) et du centre des hautes études de la construction (CHEC). J’ai passé 6 ans dans une entreprise de construction métallique en tant qu’ingénieur d’affaires. J’ai travaillé chez Eiffel, puis chez Total, où j’étais membre de l’équipe de projet en Grande-Bretagne, en Argentine, en Norvège et au Moyen-Orient.

Pourriez-vous nous parler plus en détail des spécificités de votre activité chez Total ?

Chez Total, j’ai été chargé du développement et du management de projets, chargé de contrats, ainsi que directeur de projets, sur des projets de quelques millions d’euros. Par exemple, j’ai travaillé sur un projet de construction d’une Centrale électrique de 1300 Mégawatt à Abu-Dhabi entre 2001 et 2004. Les difficultés concernaient surtout la problématique de l’alignement des partenaires, le fait de travailler dans un consortium. Le financement de projets de cette nature s’organise selon une toile d’araignée de relations complexes.

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ?

Mon enseignement à Ionis STM concerne le management de projets. Il ne s’agit pas seulement de transmettre une méthodologie applicative, mais aussi de faire comprendre aux étudiants la complexité de l’environnement dans lequel se situe un projet, dans une perspective de pratique professionnelle. Sont abordées des questions aussi diverses que la différence entre maître d’œuvre et maître d’ouvrage, la construction et la gestion des plannings, la définition d’objectifs ambitieux mais réalistes, la différence entre regard du client et regard du prestataire, ou encore les divers aspects de communication.

Quels sont les points de gestion de projets qui peuvent être considérés comme génériques et ceux plus spécifiques à l’industrie pétrolière (ou du gaz) ?

Au niveau du management de projet, il n’y a pas de différence ou de singularité particulière, si ce n’est que l’industrie pétrolière et l’énergie d’une manière générale sont plutôt en avance sur le management de projet par rapport à d’autres types d’activité. En effet, les montants en jeu sont énormes : les budgets se chiffrent souvent en milliards de dollars ou d’euros. Chez Total, actuellement par exemple, certains avoisinent les 40 milliards d’euros. A côté de l’importance des montants, C’est la notion de limite technologique qui caractérise ces projets : chaque projet est quelque chose de nouveau et inclut un fort degré d’innovation. La notion d’incertitude et de risque est aussi quelque chose d’important. On fait toujours des projets qui concernent des installations, mais celles-ci sont basées sur une connaissance partielle de ce qui se trouve dans le sous-sol, autant en quantité qu’en comportement : l’exemple de BP actuellement dans le golfe du Mexique l’illustre assez bien. L’autre particularité dans le domaine de l’énergie est que les clients et les maîtres d’ouvrage travaillent en général en consortium.

Quels sont les acteurs impliqués dans un projet énergétique d’une telle envergure ?

Des grands acteurs de l’énergie : des grandes compagnies pétrolières comme Total, ou des grandes compagnies comme EDF, Suez etc., qui vont ensuite s’appuyer sur des grandes sociétés d’ingénierie, comme Technip en France, et qui vont ensuite faire appel à des entrepreneurs dotés de moyens spéciaux (possédant des engins particuliers) représentés seulement par quelques société internationales comme Affair’s. Après, il y a un tas de consultants divers et variés qui font études particulières ou qui proposent des assistances spécifiques.

Comment voyez-vous l’évolution du secteur énergétique ?

Le secteur de l’énergie en général est un secteur qui va subir une forte progression et une grande transformation. Une forte progression parce que la population mondiale devient de plus en plus riche et a de plus en plus besoin de confort, pour rattraper ou se calquer sur les modes de vie occidentaux, ce qui représente une demande d’énergie considérable dans les pays émergents. Il faut développer cette énergie par des moyens conventionnels, comme le pétrole et le gaz, mais aussi par des nouveaux moyens comme les énergies renouvelables, le nucléaire etc. Il y a donc deux transformations : une quantité d’énergie supplémentaire considérable à produire, et une importante diversification des sources d’énergie. Corrélativement, il y a un troisième sujet : celui de la capture du CO2, puisque, sans aucun doute, la nécessité de satisfaire les volumes entraînera malgré tout nécessairement un appel aux énergies fossiles. Après le pétrole et le gaz, il y aura le charbon, et il y a énormément de charbon dans le monde. Ce charbon sera brûlé pour faire de l’électricité. Le problème n’est pas tant celui de la génération du CO2 que celui de savoir ce que l’on fait du CO2, comment on le récupère dans l’atmosphère. Aujourd’hui, il y a des projets pilotes, mais on n’est pas passé encore véritablement à une échelle industrielle.

Interview de Christine Ferry, intervenante à Ionis-STM en gestion de la relation client

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle ?

Mon métier actuel concerne la gestion de la relation client. Depuis 2 ans, je travaille principalement pour Simstore, une société d’études sur le comportement des clients dans les magasins. Simstore a mis au point un certain nombre d’outils pour capter l’information. Je suis spécialisée dans les industries de produits de grande consommation et la distribution. Ma mission est d’accompagner les entreprises dans le développement de la connaissance de leurs clients pour mieux interagir avec eux. J’effectue un travail sur l’information, les chiffres et les données afin de les transformer en « intelligence » et de mener une action qui s’inscrive dans une stratégie d’entreprise.

Quel est votre parcours professionnel jusqu’à ce jour ?

J’ai travaillé sur les biens de grande consommation, dans des sociétés d’études de marché et de vente au détail pendant plus de 25 ans. J’ai occupé divers postes de management en vente et en marketing dans des entreprises comme Nielsen, Unilever Foods, Bongrain, IRI ou IBM Consulting pour la mise en place des premières solutions de gestion de la relation client (CRM) dans la distribution européenne. Je suis à mon propre compte depuis 6 ans et travaille avec Simstore International depuis 2 ans. Je suis devenue spécialiste en management de l’information, en développement de la connaissance du consommateur, en management de la relation client et en category management. La gestion de la relation client est une problématique capitale pour la société.

Comment ceci a-t-il évolué ? Quel est l’apport des nouvelles technologies ?

La communication de masse a pour mission d’influencer les attitudes. La communication directe, issue de cette connaissance individuelle des clients a pour mission d’influencer le comportement des consommateurs. Il s’agit d’analyser les connaissances que l’on a du client pour interagir avec lui et en faire de la valeur pour les entreprises. Un des éléments fondamentaux de la gestion de la relation client est la segmentation des clients : structurer la connaissance et regrouper les clients par segment. On passe d’un marketing de masse à un marketing différencié. Le développement des médias individualisés, comme le téléphone portable ou internet, a favorisé le développement d’un marketing ciblé. Il est possible à présent non seulement de mieux connaître les spécificités de chaque client, mais en plus d’avoir des contacts avec eux de manière bien plus précise qu’avant. Le développement des nouvelles technologies a donc transformé la gestion de la relation clients, et a également entraîné de fait une révolution culturelle au sein des entreprises, dont le client est peu à peu devenu le centre.

Pour gérer au mieux la relation client, de quels profils une entreprise a-t-elle besoin ?

Pour gérer les relations clients, nous avons besoin de personnes disposant de compétences techniques, mais aussi de compétences comportementales. Certes, les responsables concernées par la gestion de la relation client doivent savoir analyser des données, gérer des e-mailings, gérer un centre d’appel, etc. Elles doivent aussi posséder de grandes capacités d’écoute, savoir anticiper les besoins, savoir se mettre à la place du client et accepter de le considérer comme arbitre. Elles doivent « aimer » le client, avoir le goût du contact.

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ? Sur quels points votre cours est-il important pour les futurs cadres ?

En raison de la diversité des origines des étudiants de Ionis STM, mon rôle est moins de les faire devenir des experts de la relation client, que de les sensibiliser à cette dimension de l’entreprise, afin qu’ils soient amenés à développer cette culture. Mes cours sont toujours basés sur des situations concrètes et sur du vécu. Il faut faire entrer la gestion de la relation client dans le quotidien des étudiants. J’illustre mon cours, et les aspects théoriques avec des tranches de vie. La relation client est présente partout dans notre quotidien : pour que les étudiants puissent la déceler, l’approfondir, il faut éveiller leur curiosité. Les cas sont choisis par les étudiants dans une liste d’entreprises qui ont développé des stratégies de relation client comme Leroy Merlin, Amazon, Carrefour, la Société Générale etc. Les étudiants doivent analyser ce qu’ils voient et tenter de comprendre : quelle est la stratégie qui se cache derrière ces actions et pourquoi les sociétés étudiées les développent-elles de cette manière ? Les étudiants acquièrent ainsi une capacité à s’étonner face à l’information, à formuler des hypothèses cohérentes, à regarder les actions et à leur donner un sens, tout ceci en relation avec la partie théorique du cours.

Pourriez-vous nous parler du projet que vous proposez aux étudiants ?

Je fais en sorte de sensibiliser chacun des étudiants en fonction de ses centres d’intérêt. Ainsi, les étudiants peuvent choisir d’étudier un cas pour lequel ils se sentent davantage concernés. Par exemple, deux étudiantes, qui avaient fait de la recherche à l’Inserm ont ainsi décidé de travailler sur la stratégie de gestion clients de laboratoires vendant des molécules à d’autres laboratoires et ont réalisé là-dessus un excellent travail. Un autre groupe d’étudiantes a travaillé sur la stratégie de Sephora : elles ont fait un très bon travail d’enquête et d’analyse, meilleur qu’un autre groupe d’étudiants, moins motivés par ce sujet de sensibilité féminine, qu’ils avaient malgré tout tenu à traiter.

Patrick Szychter, Intervenant en gestion de projets

SZYCHTER Patrick.bmpDirecteur associé d'AGILEO Consulting

Intervenant en gestion de projets
 

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle ?

Je suis co-fondateur d’un cabinet de conseil et de formation, ‘‘AGILEO Consulting’’ spécialisé en accompagnement du changement auprès des MOA et des MOE.
Experts en management du changement, nos équipes interviennent sur des projets de réorganisation et de refonte du système d'information. Nous accompagnons les acteurs de l'entreprise qui sont concernés par ces projets dans un contexte d'impacts humains importants.
 

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour?

J’ai commencé par exercer des missions de conseil en tant que consultant, puis de manager, au sein de grands cabinets de conseil ou de SSII (Arthur Andersen informatique, GSI, KMPG Peat Marwick, CSC, BearingPoint, Capgemini...).
Ainsi, j’ai pu développer une expertise en matière d'accompagnement de grands projets de transformation notamment dans les systèmes d'information et les télécoms qu'il s'agisse d'implémenter un programme de CRM à  l'international ou de refondre des processus de gestion.
Depuis 2005, on m’a confié des missions de Directeur de programme ou de Directeur de projet au sein de grands comptes (ANPE, Orange, SNCF, BNPP).
Et enfin, j’ai décidé de travailler à mon compte et j’ai monté ma propre structure il y a  bientôt un an.

 

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement à Ionis-STM ?

J’assure 3 cours aux étudiants de dernière année : mise en place ERP, gestion de projets avancée et la relation entre la maîtrise d’ouvrage et la maitrise d’œuvre. Pour 2010, je vais mettre en place et coordonner un projet transversal à réaliser par les étudiants de management des systèmes d’information sur une durée de 4 mois. Une sorte de Serious Project Game !
 

De quelle manière sensibilisez-vous les étudiants aux problèmes et enjeux que vous rencontrez vous-même dans le cadre de votre activité professionnelle ?

Je leur fais vivre la vie d’entreprise avec ses différentes facettes (mise en place ERP, gestion de projet, relations humaines plus ou moins conflictuelles voire politiquement incorrect, management plus ou moins cool …) pour arriver à résoudre les éventuels problèmes qu’on rencontre pour mener avec succès un projet.
Je leur fait traiter des études de cas, lors de projets par exemple, pour qu’ils soient interactifs et comprennent les différentes situations auxquels ils vont être confrontés.

 

Comment caractériseriez-vous les étudiants de IONIS STM ?

Ils acquièrent des pratiques opérationnelles qui se traduisent par une maturité qui est largement reconnue. Ils sont très pragmatiques et ont aussi une soif d’apprendre (ce qui est très agréable pour un prof).
Ils présentent un large spectre de connaissances, qui leur ouvrent potentiellement à des carrières très diversifiées.

 

A votre avis, un jeune a-t-il raison de se lancer dans des études qui allient compétence technologique et managériale ?

Aujourd’hui la compétence managériale manque sur le marché de travail, les entreprises ont de plus en plus besoin de cette compétence. Cela explique en grande partie le nombre de projets critiques qui échouent en entreprise.
La formation managériale donnée aux étudiants de Ionis-STM les positionne de manière plus favorable et multiplie leurs chances de bien s’intégrer dans la vie professionnelle.  

 

Jean Philippe DEVILLARD, Intervenant sur la conduite du changement

PAGE 5 photo Jean Philippe DEVILLARD.jpgDirecteur technique société Métaphora 

Intervenant au sein de Ionis-STM
 

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle (le nom de votre entreprise, son secteur d’activité et votre fonction)?

Je fais partie du groupe Business&Décision, SSII de 3000 personnes, implantée à l’international et présente dans 19 pays. Trois domaines d’activité sont représentés : le décisionnel, le CRM, le ebusiness. J’ai en charge la direction technique de l’agence Métaphora, spécialiste du « Change management » et transverse à toutes les activités du groupe.
 

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour?

Cela fait 15 ans que j’évolue dans le service informatique en ayant suivi un cursus croissant de responsabilité : consultant, chef de projet, responsable régional puis directeur national. Un parcours somme toute banal, mais toujours guidé par l’envie de partager, d’échanger avec les autres et de ne pas hésiter à se remettre en question.
 

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement à Ionis-STM?

Depuis plusieurs années maintenant, je transfère aux étudiants une partie de mon expertise à travers un cours sur la conduite du changement. Un cours qui amène certes à donner des techniques et méthodes opérationnelles de travail mais qui montre surtout qu’au-delà des technologies et des systèmes d’informations, il y a des hommes. Des hommes qu’il faut écouter, comprendre et savoir faire évoluer en même temps que le système pour aller vers le succès.
 

Sur quels points votre cours est-il important pour de futurs cadres ?

Toutes les enquêtes liées aux conditions de travail mais également l’actualité récente montrent la nécessite et paradoxalement la difficulté pour l’entreprise deà sortir d’une approche où l’on considère l’homme comme une ressource quasi mécanique sans véritable limite de productivité. La prise de conscience a commencé : les cabinets de change management fleurissent, les formations dédiées au changement existent depuis moins de 10 ans, les appels d’offre intègrent désormais quasi systématiquement ce volet de change management. Des évolutions qui montrent, qu’aujourd’hui, cette dimension de changement doit faire partie de la palette des compétences.
 

De quelle manière sensibilisez-vous les étudiants aux problèmes et enjeux que vous rencontrez vous-même dans le cadre de votre activité professionnelle ?

La quasi-totalité de mon cours est articulée autour d’exemples de projets auxquels j’ai été confronté. Ceux-ci ont pour intérêt de montrer la réalité du terrain, de leur permettre non pas de devenir en quelques semaines des spécialistes mais plutôt de leur donner de la perspective sur leur manière d’appréhender le monde de l’entreprise et ses mécanismes, de leur faire comprendre que  l’entreprise est un monde socio organisationnel complexe qu’il est nécessaire de décoder pour s’imposer.


Comment caractériseriez-vous les étudiants de Ionis-STM ?        

Diversifiés…dans leur origine scolaire, culturelle, professionnelle. J’ai la chance de pouvoir m’adresser tant au public des post master qu’aux M2, ce qui permet de confronter les points de vue à travers la mise en perspective des expériences de chacun. Pourtant un point reste commun à toutes les promotions : l’écart de perception que mesurent les étudiants entre le 1er cours et leur conception initiale du changement et le dernier cours leur ayant permis de comprendre la réalité du terrain.
 

A votre avis, un jeune a-t-il raison de se lancer dans des études qui allient compétence technologique et managériale ?

Aujourd'hui, il n'est plus suffisant de posséder seulement l'une ou l'autre de ces compétences. L’époque où l’on devenait manager de par sa seule expertise technique est quasi révolue. L’entreprise va vite, très vite. Elle doit se doter de collaborateurs aux multiples compétences, opérationnels sur l’ensemble de leurs capacités et ce très rapidement. La double compétence va en ce sens.


 

Pour en savoir plus sur la société Metaphora : www.metaphora.com

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Sylvain Martin, avocat spécialiste du droit de l'électricité

test.JPGInterview d'un intervenant en droit à Ionis-STM

Sylvain Martin est avocat, spécialiste du droit de l'énergie, et auteur de l'ouvrage "Le droit et l'électricité".

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle ?

Je suis un homme de droit, avocat en droit des affaires. J’ai travaillé au cabinet Alain Bensoussan-avocats, et je suis aujourd’hui avocat indépendant. J’exerce une activité de conseil qui permet d’orienter mes clients.

Je me suis spécialisé dans le droit de l’énergie. J’ai été amené par exemple à rédiger des contrats entre RTE (Réseau de transport de l’électricité) et des gros acheteurs de l’électricité.

Le droit de l’énergie est un droit complexe. La réglementation de l’électricité concerne aussi bien les collectivités locales, qui s’y sont intéressées très tôt, l’Etat, pour lequel l’électricité est un enjeu majeur, et enfin l’Europe, favorable à la déréglementation et à la concurrence.

Comment décririez-vous l’actualité du secteur de l’électricité ?

Il y a aujourd’hui un grand débat sur le retour ou non au tarif réglementé après la déréglementation à la fin des années 1990. Les juristes européens souhaitent une déréglementation tandis que les parlementaires français souhaitent protéger les consommateurs contre la fluctuation des prix tout en conservant l’avantage des revenus tirés de l’énergie.

D’autre part, nous sommes dans une période où l’énergie se raréfie, ce qui implique une réflexion sur les énergies renouvelables. Mais l'Etat reste malgré tout attaché aux énergies traditionnelles.

Vous avez publié en 2001 un ouvrage intitulé « L’électricité et le droit », quel était votre projet en rédigeant ce livre ?

J’ai écrit ce livre pendant la déréglementation. L’objectif du livre était de poser une première pierre pour dire: « ça démarre, qu’est-ce que dit le droit ? Où en est-on dans la déréglementation de l’électricité et comment se positionne ce nouveau droit ? Enfin, y a t-il une influence des lois physiques de l’électricité sur la déréglementation du juridique ? »

Quels étaient à l’époque les grands acteurs du secteur ?

EDF ou la Compagnie nationale du Rhône (CNR) en tant que producteur, RTE en tant que transporteur, les collectivités locales en tant que gestionnaires du réseau de distribution.

Au niveau du gaz, les acteurs étaient Total, Suez, ainsi que les banques, avec les bourses d’échange d’énergie. J’ai moi-même participé au groupe de travail juridique qui a validé la création de Powernext. Avec l’ouverture du marché, une entreprise comme Poweo est devenue aujourd’hui un acteur important du secteur. Il y a aussi des acteurs qui émergent comme récemment la Compagnie nationale du Rhône (CNR).

En quoi l’enseignement délivré à Ionis STM permet-il à ses étudiants d’intégrer avantageusement le secteur de l’énergie ?

L’enseignement leur permet de comprendre la multiplicité des acteurs du secteur de l’énergie et la complexité des rapports qu’ils entretiennent : acteurs de l’énergie, de l’industrie, de la finance. A partir de là, les étudiants pourront choisir leur orientation. L’industriel veut acheter son énergie le moins cher possible, le producteur d’énergie va essayer de vendre une énergie à un prix intéressant pour l’acteur industriel, et tout ceci dépend d’un cours de l’énergie sur le marché déréglementé qui va se fixer sur les marchés financiers.

 

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Conférence sur la double compétence spéciale "biotechnologies et santé"

Affiche soirée métiers 
biotechs.jpgJeudi 17 juin, Ionis-STM a tenu à l’ISEG une conférence sur la double compétence au cœur des enjeux de l’entreprise. Trois conférenciers aux parcours complémentaires ont apporté une vision large des métiers de la double compétence dans les biotechnologies et la santé.
 

  • Mme Anette Lane, directrice d’un cabinet de recrutement spécialisé dans les biotechnologies, a présenté un large panel de postes, depuis les postes de support (chef de projets) en passant par le marketing (assistant marketing, directeur marketing, etc.) jusqu’aux ventes (chef des ventes, ingénieur technico-commercial…).

 

  • Mme Heidi Marques, Chef de produits au sein des laboratoires pharmaceutiques Takeda a ensuite donné son retour d’expérience, en tant qu’ancienne étudiante. Elle a insisté sur la diversité de ses activités, son niveau de responsabilité, ses objectifs, sur la dimension internationale ainsi que sur la diversité de ses interlocuteurs au quotidien: département médical, réglementaire, financier, marketing, ventes…

 

  • Enfin, M. Bernard Imianitoff, responsable stratégique d’une agence de conseil en communication spécialisée dans la santé a présenté une dimension inattendue mais indispensable : la communication dans le domaine de la santé. Il a détaillé avec un enthousiasme contagieux l’importance cruciale du message véhiculé autour d’un produit (ex. médicament) du secteur de l’industrie pharmaceutique, pour que celui-ci soit adopté par le corps médical.


Le débat a fait ressortir la nécessité de la double compétence pour occuper ces postes : une compréhension de la dimension scientifique (médicale, biologique, biotechnologique), mais aussi une approche plus orientée business, avec la nécessité de comprendre les enjeux stratégiques, organisationnels et les évolutions permanentes des secteurs des biotechnologies et des industries pharmaceutiques.

Le débat s’est clôt sur des questions autour des besoins du marché de profils à double compétence et sur l’utilité d’une formation managériale en complément à un cursus scientifique (biologie, pharmacie, médecine). La soirée s’est terminée de manière informelle, autour d’un verre.

 

 

Interview d'un intervenant : Aymeric Magnan de Bellevue

Formateur en management de projet

Consultant formateur pour le groupe Altran, leader du conseil en innovation

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle (le nom de votre entreprise, son secteur d'activité et votre fonction) ?

Certifié PMP, COBIT et ITIL, je donne des formations en management de projet et en communication. Certaines de ces formations amènent à une certification et d'autres sont faîtes sur mesure pour nos clients, notamment dans les secteurs de la banque et de l'assurance.

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour?

J'ai suivi une formation en sciences économiques avec une spécialisation en économétrie jusqu'à obtenir un DESS de statistiques et d'informatique. J'ai repris par la suite des études en philosophie. J'ai commencé ma carrière comme statisticien à la COFACE, et j'ai ensuite intégré le groupe Altran en 2000 où j'ai évolué dans différentes fonctions (consultant technique puis fonctionnel, chef de projet, PMO, consultant en organisation ...) et cela dans différents secteurs d'activé (banque-assurance, industrie, télécoms …).

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ?

J'assure un cours de gestion de projet basé sur la norme américaine du Project Management Institute. Cette norme est en fait un corpus de connaissances qui répertorie les bonnes pratiques en gestion de projet. C'est un enseignement qui reprend plusieurs domaines de connaissances (la communication, les risques, les couts, les délais, la qualité  …) que je développe en 7 demi-journées de séminaire.

Sur quels points votre cours est-il important pour de futurs cadres ?

Tout d'abord, la base sur le PMI étant une norme très répandue au niveau mondial, les étudiants ont des chances de la rencontrer dans leurs futures entreprises. D'autre part, ce cours n'est pas fermé, son but est à la fois de faire acquérir des connaissances et à la fois d'amener les étudiants à avoir un regard critique vis-à-vis de leurs futurs métiers.

De quelle manière sensibilisez-vous les étudiants aux problèmes et enjeux que vous rencontrez vous-même dans le cadre de votre activité professionnelle ?

Je donne beaucoup d'exemples lors du cours afin de leur présenter des situations vécues. Je les incite à passer un maximum d'entretiens pour se confronter aux professionnels. Le but est d'une part d'affiner leur communication et d'autre part d'acquérir une perception des postes « réels » qui leurs sont proposés. Cette perception du réel, au delà du discours, est certainement une des qualités que le chef de projet doit le plus développer afin de mener à bien ses missions.

Comment caractériseriez-vous les étudiants de Ionis-STM ?

J'ai l'habitude de former un public de professionnels expérimentés. Le public étudiant Ionis-STM n'est pas familiarisé avec le jargon utilisé parce qu'il vient de différents cursus et qu'aucun d'entre eux n'a fait de gestion de projet. C'est paradoxalement cette méconnaissance du sujet qui les rend peut être plus aptes que des professionnels à comprendre les concepts du cours car ils n'ont pas pris de mauvaises habitudes.

A votre avis, un jeune a-t-il raison de se lancer dans des études qui allient compétence technologique et managériale ?

S'ils souhaitent accéder à des postes en entreprises et s'éloigner de la recherche : oui ! Le diplôme à double compétence ouvre aux étudiants plusieurs portes intéressantes et permet de choisir leurs points d'entrée dans le monde professionnel. 

Jean-François Lacoste-Bourgeacq, intervenant en innovation

Jean François Lacoste-Bourgeacq.jpgFondateur de l'entreprise Qiventiv Systems

Intervenant en innovation à Ionis-STM
 

Pourriez-vous nous présenter votre activité actuelle ?

Avec une expérience de plus de 25 ans dans le domaine de l’innovation, j’ai fondé Qiventiv Systems en septembre 2009.  Facteur clé de performance et de différentiation compétitive, l’innovation n’en est pas moins difficile à piloter au niveau des entreprises. De plus, il faut qu’elle ait un sens positif pour l’écosystème dans lequel elle va s’inscrire. Qiventiv Systems développe des innovations technologiques propres ayant pour but de protéger l’environnement. Elle exerce une activité de conseil sur l’amélioration de l’efficacité de l’innovation. Enfin, elle accompagne, grâce à son réseau international, les entreprises dans le domaine de l’innovation ouverte.
 

Quel est votre parcours professionnel jusqu'à ce jour?

Ingénieur en agroalimentaire et docteur ingénieur en microbiologie de l’INSAT, j’ai débuté ma carrière en R&D chez Sanofi Santé Animale puis chez Sanders, avant de me diriger vers le marketing technologique, avec la valorisation de l’innovation comme ligne d’horizon. J’ai été responsable marketing pour l’Europe de VISKASE (emballage alimentaire), puis j’ai occupé un poste de direction innovation pendant presque quatre ans aux Etats Unis au siège de cette société. Avec mon équipe, nous avons déposé trois brevets et conçu des concepts innovants d’emballages. Nous avons été parmi les premiers à imaginer des emballages actifs et des emballages intelligents. De retour en France, j’ai occupé différentes fonctions de direction, notamment la direction générale de la filiale française d’ingrédients pour boissons, Dölher, avant de me décider à créer ma propre entreprise Qiventiv Systems.
 

Pourriez-vous nous parler de votre enseignement ici ?

J’enseigne l’innovation à un public de mastères et post-masters, souvent formés à  la recherche en biologie. Mon cours a pour but de faire découvrir aux étudiants  des opportunités dont ils n’ont pas conscience par l’acquisition du management de l’innovation, en plus de leur cursus scientifique initial. Mon intervention leur propose un regard neuf, cassant les idées préconçues, sur les enjeux de l’innovation alimentaire.
 

Comment se structure votre intervention ?

J’insiste sur deux dimensions afin de permettre aux étudiants d’acquérir une vision globale sur l’innovation.

  1. Les familiariser aux  problématiques du secteur alimentaire et à son évolution pour pouvoir saisir les opportunités qui peuvent se présenter
  2. Leur apporter les fondamentaux du management de l’innovation

 

De quelle manière sensibilisez-vous les étudiants aux problèmes et enjeux que vous rencontrez vous-même dans le cadre de votre activité professionnelle ?

Essentiellement par le biais de projets d’application que je leur propose. Chaque année, je leur soumets une idée nouvelle, sur laquelle ils doivent se pencher, étudier la faisabilité, établir un business plan, …


Pouvez-vous nous recommander des publications récentes dans le domaine de l’innovation ?

Oui ! Si je peux me permettre, je citerais un travail réalisé avec un confrère, Patrick Morin. Cette année, nous avons publié « Innover avec succès » aux éditions AFNOR. Le livre traite du développement de l'intelligence des risques de l'innovation.  Il donne des conseils et des solutions pour aider les dirigeants d'entreprise, les responsables marketing et les responsables financiers à mieux évaluer la qualité d’un projet d’innovation et en minimiser les risques. Il est « nominé » pour le prix Qualité et Performance qui sera attribué dans le cadre prestigieux du parlement européen, le 11 décembre de cette année.

           

Pour en savoir plus sur QIVENTIV SYSTEMS : www.qiventiv.com
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Philippe Bonnamy - L'inconnue du Lancastria

Polytechnicien et ancien entrepreneur, Philippe Bonnamy est enseignant et consultant en gestion et création d'entreprise.

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Il intervient notamment au sein de IONIS School of Technology and Management auprès de filières orientée vers le management dans le cadre d'interventions autour de la construction et mise en oeuvre d'un Business Plan.

Auteur de "L'aventure de la création d'entreprise", édité en 2003, Philippe Bonnamy sort son nouveau roman intitulé "L'inconnue du Lancastria".

 

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Avril 1941. Grièvement blessé au cours d'une enquête, menée de sa propre initiative, à contre-courant des directives du moment, le Commissaire François Mélis, de la Police Judiciaire de Paris, se retire, en congé de convalescence, et en semi-pénitence, dans sa maison de Pornic où il passait déjà ses étés d'enfance.

La côte, occupée par les Allemands, est encore marquée par le naufrage tragique du Lancastria, un transport de troupes britannique, bombardé et coulé par la Luftwaffe en juin 1940. Un an plus tard, l'Océan continue de rejeter des corps.

En essayant de percer le mystère de l'un d'eux, Mélis et Geneviève Tussaud, une jeune ethnologue, rencontrée par hasard, et elle aussi en semi-disgrâce, découvrent un autre aspect de l'Occupation. Leur enquête, menée des deux côtés de la Ligne de Démarcation, se déroule quand commencent à se créer les premiers réseaux de la Résistance. Elle les confronte aussi à la lutte sourde des Polices et Services de Renseignements français de l'époque.

 

L'inconnue du Lancastria est disponible

A propos de Ionis-STM :

Créée il y a 10 ans sous le nom de "Masters Epita", Ionis School of Technology and Management est une école qui forme des experts à double compétence grâce à une offre de formation intégrée sur le plan technique et managérial. Elle est destinée aux étudiants issus de Bac+2, Bac+3, Bac+4 et Bac+5 souhaitant poursuivre ou compléter leur formation initiale et obtenir les compétences professionnelles et métiers indispensables pour intégrer le marché du travail à un niveau de cadre.

La double compétence est aujourd’hui encore plus nécessaire dans les secteurs nouveaux et en expansion, c'est pourquoi Ionis-STM a choisi d'intervenir dans les technologies de l'information, le management informatique, les biotechnologies et les énergies. Ionis-STM est membre de IONIS Education Group, leader de l’enseignement supérieur privé en France, et fait appel aux intervenants et professionnels les plus pointus grâce aux écoles du groupe et aux entreprises partenaires : l'ISG pour le management, l'EPITA et l'Epitech pour les nouvelles technologies, Sup’Biotech pour les biotechnologies et l'ESME Sudria pour les énergies. Toutes écoles de très haut niveau, écoles de management, d'ingénieurs ou d'expertise.